N° 012 - Avril 2023

La Fête Pascale : Mort et Renaissance. Benoit Dubé

today23 mars 2023 120

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La Foi unifiante

Chers lecteurs, bien le bonjour !

La Fête Pascale était un moment fort dans notre famille. Elle était l’occasion de se réunir tous à la cabane à sucre paternelle de Rosaire et Simonne, mes parents adoptifs. 2500 érables entaillés à l’ancienne avec des chalumeaux et des chaudières en métal. L’érablière était sur deux plateaux et permettait donc de profiter de cette pente naturelle pour l’écoulement de l’eau d’érable dans les tuyaux de polyéthylène noir de marque Carlon. Cette précision, pour ceux qui ont une érablière, en fera sourire sûrement quelques-uns. Ne vous inquiétez surtout pas, on ne parlera pas de tuyau, mais peut-être que oui finalement. Dans le sens de connexion.

La technique de la cueillette se faisait de deux manières. Premièrement, Il y avait les vaillants frères, beaux-frères, amis, etc. qui, en raquettes (fabriquée avec du bois et des lanières de cuir du style de la babiche), parcouraient les arbres pour recueillir dans une chaudière de 5 gallons, l’eau des dieux et la transversaient dans les chaudières d’écoulement juchées en hauteur sur la ligne de conduite descendante. Deuxièmement, nous avions une motoneige Ski-Doo, format de travail, qui tirait sur un « traîneau » une immense cuve pour recueillir la sève sur le plateau supérieur. Antérieurement, c’était avec des chevaux qu’ils travaillaient.

Le jour de Pâques, la famille se rassemblait donc pour festoyer en mangeant de la tire sur la

neige, les enfants s’amusaient autour de la cabane et se sucrait bien sûr le bec. Notre cabane à sucre n’était pas moderne mais j’ai vraiment aimé pouvoir y aller. Mon père s’asseyait sur la partie surélevée de la petite section qui servait de pièce de cuisinette, et il regardait son sirop prendre forme, de l’eau qui se réchauffait dans le premier tier et qui dans le bassin final, culminait en des bouillons annonciateurs de la température idéale pour faire la coulée. Mais juste avant d’en être rendu là, il y avait toute la partie exquise de se délecter à ce délice qu’on appelle le réduit. Mais ne vous amusez pas à en boire une grande quantité… à moins bien sûr que vous désiriez aller à cet endroit qui nous permet de se délester de tout ce qui n’a pas été digéré.

La Pâques nous invite à entrer dans le chemin de l’obscurité en y portant notre flambeau de

lumière, en tant que Catholique/Chrétien croyant, et que nous appelons la « FOI ». Enfin, c’est la manière dont j’aimerais l’aborder. Dans le mot FOI, moi qui aime jouer avec les mots, nous pourrions y voir ou croire à la construction des mots cachés suivants : Avec le « F », on pourrait parler de la Force, de la Fréquence et de Faire; avec le « O », on pourrait parler de l’Ouverture, de l’Oiseau chanteur et de l’Obéissance; avec le « I », on pourrait parler de l’Intuition, de l’Invitation et de l’Idéal.

La Force de la Foi. Cela prend de la Force pour avoir la Foi et la Foi donne la Force. N’est-ce pas merveilleux ! Ici la Force n’est pas nécessairement celle de forcer au sens physique pour avoir la Foi mais plutôt du courage, d’avoir le courage de persévérer sur ce chemin tout en sachant que nous allons trébucher.

La Fréquence de la Foi. Vivre la Foi est une vibration, une fréquence. C’est tout le corps qui vibre dans une seule direction. Malgré les vents et marées, nous gardons le cap car nous croyons que derrière il se cache quelque chose de plus grand, qui nous dépasse en tant qu’humain. Être sur la Fréquence de la Foi, cela nous fait irradier d’une manière spéciale.

Faire la Foi. Il semble contradictoire de parler de Faire la Foi au lieu d’être la Foi. Ici, l’idée est que le faire devient l’action concrète dans la matière. Nous matérialisons cette conviction en aidant, en créant, en s’impliquant dans quelque chose ou avec des gens. Bref nous bougeons cette énergie et la faisons passer dans la matière.

L’Ouverture de la Foi. La Foi nous demande de s’ouvrir entièrement à l’instant présent, à croire sans voir, à se dire que même si je ne vois pas au loin, que je ne sais pas ce qui m’attend, de croire que ce qu’il y a est ce qui est bon et le mieux pour moi dans mon cheminement. S’ouvrir à la Foi nous amène à parler de l’abandon. Je ne parle pas d’être abandonné mais plutôt de s’abandonner en toute confiance et toute notre fougue à Dieu, à la Source, à l’énergie, à la Vie. S’abandonner car Dieu est en tout, en tout temps.

L’Oiseau chanteur de la Foi. Peu importe que nous ayons une belle voix ou non, que nous aimions chanter ou non, être l’Oiseau chanteur de la Foi c’est d’être capable d’irradier cette musique, cette mélodie particulière qui nous habite en tant qu’être humain, et qui avec notre signature donne sa couleur de la manifestation de la Foi.

L’Obéissance de la Foi. « Oupelaï » J’entends déjà les gens se tortiller sur leur chaise et grincer des dents. Tout cela pour exprimer un désaccord bien marqué et qui nous rappelle bien le mot « Rebelle ». Je vais vous avouer quelque chose. Moi aussi j’ai réagi. LOL ! Rappelez-vous qu’au début j’ai dit que je jouerais à construire des mots à partir des lettres. Et de là, m’est venu le mot. Par contre, étant bien rébarbatif à l’inscrire, je suis allé vérifier sur le net le sens qu’on y donne. Chanceux, j’ai été sauvé. Sur le site internet de L’Internaute, section dictionnaire, il y a 3 sens. C’est le 3ème qui m’a convaincu de l’ajouter (lire qu’il faisait mon affaire). On y mentionne : « Marque de respect, de soumission, de dévouement envers quelqu’un ». Obéir à la Foi c’est marquer du respect notre vie, celle des autres et de la nature. C’est reconnaître bien humblement, en tant qu’humain, que si nous sommes vivants, existants, c’est bien le fait de quelque chose qui nous précède et qui est plus grand que nous.

L’Intuition de la Foi. Qu’est-ce que la Foi et l’intuition peuvent bien avoir en commun ? Et si on disait TOUT ! Ou à tout le moins une partie, question de ne pas me tromper. L’intuition on la définit par cette petite voix qui nous parle intérieurement, douce, aimante, accueillante et qui nous chuchote des idées, des actions, et si la Foi utilisait ce canal pour nous joindre et rejoindre.

L’Invitation à ou de la Foi. Vivre la Foi n’est pas une obligation mais bel et bien une invitation. Des fois elle se fait toute seule, dans la joie; d’autres fois, elle émerge de nos expériences de vie et de passages plus difficiles. La Foi frappe à nos portes, nous démontre sa force mais elle n’oblige pas car elle désire que cela vienne de nous. Elle nous demande de faire un premier pas, et ensuite un deuxième, et un troisième. Ainsi de suite…

L’idéal de la Foi. Le bémol de la Foi ou plutôt le bémol humain nous informe, qu’avoir et vivre la Foi, est un idéal à suivre, à atteindre et à vivre. Nous devons accepter que nous poursuivons cet ultime objectif tout en sachant que durant le parcours, nous trébucherons. En vérité, non mais quelle belle ouverture de phrase comme fin pour le texte de ma réflexion que d’utiliser ces deux mots. En vérité, l’important sera de se relever et de poursuivre la route.

Dieu ne nous demande pas d’être parfait humainement. Il nous demande de cheminer et d’avoir Foi en Lui !

Pour la partie poésie, voici le texte que j’avais écrit pour la Pâque de 2022. Miroir ! Miroir ! Je joins également les paroles d’un chant religieux que j’ai déjà eu la chance de chanter dans une chorale et qui me touche énormément. Je trouve qu’il se prête bien à cette chronique. Je vous laisse découvrir « Le Chant du Potier ».

Je vous souhaite une magnifique Pâques, que celle-ci soit un moment de partage et d’émerveillement.

Benoît, tout simplement

SMBD – Manuscrit
Auteur, Chroniqueur
Texte personnalisé – événements
Cellulaire : 1-438-927-3363
Courriel : manuscritbenoitdube@gmail.com
Facebook : @benoitdube66.auteur

AUTEUR

Écrit par: Benoit Dubé

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